Sacrée Congrégation des Indulgences et des Saintes Reliques

Décret de la Congrégation des Indulgences à propos de l’entrée dans les Confréries du 13 avril 1878

[Substance du contenu : l'Univers du 23 février 1879]

Un décret de la congrégation des indulgences, rendu par ordre de S. S. Léon XIII, règle que désormais, pour, faire partie d'une confrérie quelconque et avoir droit aux privilèges, indulgences et faveurs spirituelles accordés à ses membres, il est nécessaires de se présenter en personne au lieu où cette confrérie est érigée, et de se faire inscrire soi-même sur le registre. Sans l'observation de cette formalité, l'inscription est nulle et de nul effet. On ne peut se faire inscrire ni par lettre, ni par aucun inter médiaire.

Le souverain Pontife a voulu que cette décision n'eût pas d'effet rétroactif. En conséquence, Sa Sainteté a déclaré valables et de plein effet les inscriptions obtenues par lettre ou par procureur antérieurement à la publication du susdit décret, qui porte la date du 13 avril 1878, et remet en vigueur d'anciennes prescriptions pontificales, contre lesquelles une coutume abusive avait prévalu dans ces derniers temps.

Ce décret peut être considéré comme complétant celui que la Sacrée Congrégation du Saint-Office rendit le 25 mai 1864, lequel décret renouvela la défense d'inscrire dans les confréries les personnes défuntes. Cette prohibition est d'ailleurs fort ancienne.
 
Décret de la Congrégation des Rites sur l’utilisation du pétrole dans les églisesUn décret de la Sacré Congrégation des Rites, promulgué fout récemment, défend l'usage du pétrole dans les églises, quand bien même on ne l'emploierait pas pour les lampes destinées à brûler devant le Saint- Sacrement ou devant les saintes images. On le tolère dans le cas de nécessité, et avec l'autorisation expresse de l'évêque.

DÉCRET de la Congrégation des indulgences et des reliques, du 21 décembre 1878

Les corps sacrés des martyrs et des autres saints vivant avec le Christ, dont ils ont été les membres et qui ont été le temple de l'Esprit-Saint, méritent la vénération des fidèles ; car, par leur moyen, Dieu distribue aux hommes de grands bienfaits. Pour favoriser cette vénération et écarter tout trafic scandaleux, des lois ecclésiastiques et des lois civiles furent portées. En effet, il a été décrété au chapitre 3 du code De sacrosanctis Écclesiis : Nemo Martyres distribat, nemo mercetur : Que personne ne dérobe les corps des martyrs, que personne n'en fasse le commerce (Concile de Trente, Session 25. De venerat et Reliq. Sanet).

Or, depuis déjà plusieurs années, par l’effet du temps et des circonstances, un abus grave s'est produit : des hommes, ennemis de la foi catholique et avides d'un gain honteux, n'ont pas rougi de mettre en vente, particulièrement à Rome, au grand scandale des fidèles et surtout des étrangers, des saintes reliques munies de leurs marques d'authenticité, recherchées et arrachées de tous côtés.

Notre Saint-Père le Pape Léon XIII ayant eu connaissance de ces faits, voulant remédier à ce mal et pourvoir autant que possible à la restitution des reliques, a, conformément aux statuts des saints canons, défendu sévèrement aux fidèles d'acheter ou de vendre sous aucun prétexte, même celui de les racheter, les reliques et dépouilles des saints même, enfermées dans leurs châsses et revêtues du sceau, soit à Rome, soit ailleurs.

Sa Sainteté a ordonné, en outre, que quiconque aura su que des reliques sont en vente, devra en avertir l'ordinaire du lieu, à qui il incombera de prendre les mesures opportunes.

C'est pourquoi Sa Sainteté a ordonné de rédiger et de publier le présent décret.

Donné à Rome, au secrétariat de la congrégation des indulgences et des reliques, le 21 décembre 1878.

Card. Oreglia di San Stefano, préfet.
Panici, secrétaire.

DÉCRET de la Congrégation des indulgences et des reliques, du 20 septembre 1878

DECRETUM URBIS ET ORBIS

Quintus et vicesimus advenit annus, ex quo Immaculati Beatæ Mariæ Virginis Conceptus dogma universum Christianum orbem incredibili affecit lætifia ; hinc mirum non est si Christifidelium mentes incesserit studium solemniori eumdem diem cultu celebrare. Præterea plures Sacrorum Antistites, quo hoc Christianæ laetitiæ signum populis sibi commissis benevertat, Leoni XIII Pontifici Maximo supplices admoverunt preces, ut tantæ faustitatis memoriam sacris Indulgentiarum muneribus ornaret.

Has itaque preces, referente me infrascripto Secretario Sacræ Congregationis indulgentiis Sacrisque Reliquiis prajpositæ in Audientia Diei 20 Septembris 1879. Idem Sanctissimus Dominus Noster benigne excipiens, universis utriusque sexus Christifidelibus, qui in proximo Deiparæ sine labe Conceptæ festo, vel uno ex diebus intra Octavam vere poenitentes, confessi ac sacra Eucharistia refecti fuerint, atque ecclesiam vel publicum oratorium devote visitaverint ibique juxta mentem Sanctitatis Suæ pie oraverint ; Indulgentiam Plenariam, semel in dicto dierum spatio lucrandam, et animabus quoque Defunctorum in modum suffragii applicabilem ctementer est impertitus. Præsenti valituro absque ulla Brevis expeditione, Contrariis quibuscumque non obstantibus.

Datum Romæ ex Secretaria Sacræ Congregationis Indulgentiis Sacrisque Reliquiis præpositæ die 20 septembris 1879.

Card. Oreglia di San Stefano, préfet.
Panici, secrétaire
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DÉCRET de la Congrégation des indulgences et des reliques, du 20 septembre 1878

Nous touchons au vingt-cinquième anniversaire du jour où le dogme de l'Immaculée-Conception de la bienheureuse Vierge Marie remplit d'une joie ineffable tout le monde catholique. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner que le désir soit venu à l'esprit des fidèles de solenniser ce jour d'une façon spéciale. En outre, un certain nombre d'évêques, désireux de rendre profitable aux peuples qui leur sont confiés cette manifestation de joie chrétienne, ont adressé au souverain Pontife Léon XIII des suppliques et des prières pour obtenir qu'il enrichisse du don sacré des indulgences l'anniversaire d'un si heureux événement.

Sur le rapport que le soussigné, secrétaire de la Sacrée-Congrégation des indulgences et des saintes reliques, lui a présenté dans l'audience du 20 septembre 1879, Notre Très Saint-Père a daigné faire bon accueil à ces prières, et il a bien voulu accorder à tous les fidèles de l'un et de l'autre sexe qui, dans la prochaine fête de la Mère de Dieu conçue immaculée, ou dans un des jours de l'Octave, vraiment contrits et s'étant confessés, auront reçu la sainte communion et visité dévotement une église ou une chapelle publique dans laquelle ils auront pieusement prié aux intentions de Sa Sainteté, une indulgence plénière, à gagner une fois dans l'espace de temps indiqué, et applicable, par voie de suffrage, aux âmes des défunts.
Le présent décret ayant valeur sans aucune expédition de bref. Nonobstant toutes choses contraires. Donné à Rome

Card. Oreglia di San Stefano, préfet.
Panici, secrétaire.