Sacrée Congrégation des Rits

Décret de la Congrégation des Rits sur l’utilisation du pétrole dans les églises, 1879

Un décret de la Sacré Congrégation des Rites, promulgué tout récemment [janv./fev. 1879], défend l'usage du pétrole dans les églises, quand bien même on ne l'emploierait pas pour les lampes destinées à brûler devant le Saint-Sacrement ou devant les saintes images. On le tolère dans le cas de nécessité, et avec l'autorisation expresse de l'évêque.

Décret de la Congrégation des Rits pour l'introduction de la cause de la béatification de 38 martyrs d'extrême Orient, dont le futur St Théophane Vénard, 13 février 1879

DÉCRET

Pour la béatification ou déclaration du martyre des vénérables serviteurs de Dieu : Etienne-Théodore Cuenot, évêque de Métellopolis, Jean-Pierre Néel, François Néron, Téophane Vénard, missionnaires apostoliques, et leurs compagnons.

Le témoignage du martyre, qui démontre, d'une manière si claire et si éclatante, l'institution divine de l'Eglise catholique ne pouvait manquer à aucun siècle. Il fallait, en effet, que s'accomplit la prédiction du Christ Nôtre-Seigneur, à ses disciples : « S'ils m'ont persécuté, il vous persécuteront aussi. » (Jean, xv, 20,) Voilà pourquoi depuis les temps apostoliques jusqu'à nos jours, il s'est trouvé un grand nombre d'hommes qui, plutôt que de renoncer au trésor inestimable de la foi, ont compté pour rien la perte de leurs biens, ont en duré les fers et la prison, ou qui, après avoir souffert toute sorte de tourments, ont enfin confirmé de leur propre sang la foi catholique. Parmi nos témoins, presque innombrables, qui, en Chine ou dans les contrés limitrophes du Tong-King et de la Cochinchine, ont versé leur sang pour le Christ, ou dont la foi a été éprouvée par des supplices de divers genres, par les chaînes et les prisons, on a choisi trente-huit martyrs, au sujet desquels les vicaires apostoliques, ou ceux qui exercent dans ces pays la juridiction ecclésiastique, ont envoyé des documents authentiques à la Sacrée Congrégation de la Propagande, ainsi qu'au séminaire des Missions-Etrangères de Paris.

Après avoir pesé l’autorité et l’importance de ces documents, le susdit séminaire des Missions-Etrangères de Paris, désirant introduire la cause de béatification ou de déclaration du martyre de tous ces mêmes serviteurs de Dieu, supplia instamment le pape Pie IX, de sainte mémoire, de daigner, en considération de la situation spéciale de ces contrées, confier à une commission particulière de la Sacrée Congrégation des Rites la discussion de ce doute : « Peut-on procéder à la signature de la commission pour l'introduction de la cause ?» en présentant toutefois les documents susdits pour remplacer le procès d'information, et après avoir entendu la rapport écrit du R. P. D. promoteur de la foi. Accédant avec bienveillance à ces instantes prières, le même souverain Pontife choisit et députa une congrégation spéciale des saints rites, composée d'éminentissimes et révérendissimes cardinaux et de RR. PP. DD. prélats officiaux, à savoir : un protonotaire apostolique, un secrétaire, un promoteur de la foi et un assesseur.

Cette assemblée de la Sacrée Congrégation des Rites se tint, le 1er juin 1869, chez le cardinal Constantin Patrizi, d'illustre mémoire, préfet de la même Congrégation, et elle fut d'avis de répondre au doute, ci-dessus proposé : « Différer ; que l'on complète les preuves générales et particulières, conformément aux instructions que donnera le R. P. D. promoteur de la foi, après avoir conféré avec Sa Sainteté touchant la révision des écrits et l'admission des documents qui n'ont pas été adressés à la Congrégation de la Propagande ou au séminaire des Missions-Etrangères. » Deux jours après, le rapport de tout cela ayant été fait au Pape Pie IX, de sainte mémoire, par le prélat secrétaire de la même Sacrée Congrégation, Sa Sainteté voulut bien agréer l'admission des documents susdits et accorder dispense pour proposer l'introduction de la cause elle-même avant la révision des écrits.

En conséquence, le promoteur de la foi donna des instructions conformes à ce décret, et après huit années, de nouveaux documents furent envoyés à Rome par les vicaires apostoliques. Or, le 9 mai 1878, sur l'instance du R. P. Jean-Joseph Rousseille, procureur général de la société des Missions-Etrangères de Paris, et établi postulateur de la cause, Notre Saint-Père le Pape Léon XIII, pour remplacer, dans l'assemblée particulière, les cardinaux qui étaient morts, en nomma de nouveaux, à savoir : les éminentissimes et révérendissimes seigneurs cardinaux Dominique Bartolini, préfet et rapporteur ; Antoine-Marie Panebianco, Jean-Baptiste Pitra, Louis Oreglia de Saint-Etienne, Thomas-Marie Martinelli et Miecislas Ledochowski, qui avec les RR. PP. DD. prélats officiaux, Vincent Nussi, protonotaire apostolique, Laurent Salvati, promoteur de la sainte loi, Augustin Caprara, assesseur, et moi sous signé, secrétaire, devaient examiner le doute suivant : « Doit-on signer la commission de l'introduction de la cause des susdits serviteurs de Dieu, dans le cas et pour l'effet dont il s'agit ? »

Cette congrégation particulière se réunit ensuite, aux kalendes de février de l'année courante, au palais du Vatican, et à la question proposée comme ci-dessus par l'éminentissime et révérendissime cardinal, préfet et rapporteur, tous ceux qui devaient donner leur suffrage émirent à l'unanimité l'avis suivant : « Il faut, s'il plaît à Sa Sainteté, signer la commission pour les trente-quatre premiers compris dans la liste, à savoir : Etienne-Théodore Cuenot, évêque de Métellopolis ; Pierre Khanh, Paul Tinh, Agnès Ba-De, Pierre Dieu, Jean Hoan, Matthieu Nguien-Van-Dai, appelé Phuong ; André Nam-Thuong, Laurent Huong, Pierre Van-Van, Michel Ho-Dinh-Hy, François Trung, Joseph Ledang-Thi, Joseph Tchang, Jérôme Lou-Tin-Mey, Laurent Ouang, Agathe Lin, un autre Joseph Tchang, Paul Tchen, Jean-Baptiste Lô, Marthe Ouang, Jean-Pierre Néel, Jean Tchen, Martin Ou, Jean Tchang, Lucie Y, Pierre- François Néron, Théophane Vénard, Joseph Luu, Paul Loc , Paul Hanh, Antoine Thien, Pierre Qui, Emmanuel Phung : pour les quatre derniers, à différer et que l'on complète les preuves.

Le rapport de tout cela ayant été fait en suite par moi secrétaire soussigné, à Notre Saint-Père le pape Léon XIII, Sa Sainteté, ratifiant la décision do la congrégation particulière, daigna signer de sa propre main ladite commission de d’introduction de la cause, le treizième jour des mêmes mois et année,

D. Card. Bartolini,
Préfet de la S. Cong. des Rites.

Placide Rolli, 

Secrétaire de la S. Cong. des Rites.

CAUSE ROMAINE ET PARISIENNE de béatification et canonisation  de la vénérable servante de Dieu MADELEINE-SOPHIE BARAT fondatrice de la congrégation des sœurs du sacré-cœur de Jésus, 18 juillet 1879

DÉCRET

sur la signature de la commission d'introduction de la cause pour le cas et à l'effet dont il s'agit.

C'est à Joigny, ville du diocèse de Sens, en France, que naquit Madeleine-Sophie Barat, le 13 décembre 1779. Dès son enfance, renonçant aux vanités du monde, elle se voua tout entière à Dieu pour lequel son amour s'accrut à tel point que, brûlant du désir de reprendre la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, elle institua une congrégation de religieuses qui, empruntant leur nom au Sacré-Cœur lui-même, devaient se dévouer entièrement à l'éducation chrétienne des jeunes filles et au culte du très Saint- Cœur de Jésus.

Cet institut a été dûment approuvé par le Saint-Siège et a répondu à son but avec une perfection que personne n'ignore. Un bon arbre se reconnaissant à ses bons fruits, il est naturel que la servante de Dieu ait acquis une renommée de sainteté proportionnée à la grandeur de ses vertus. Ce renom de sainteté s'étant accru en éclat et en étendue après sa mort, donna lieu à une enquête ordonnée par l'autorité ordinaire de Rome et de Paris sur la sainteté de la vie, sur la vertur et les miracles de la servante de Dieu. Cette réputation de sainteté fut attestée dans des lettres postulatoires par d'éminents cardinaux, des évêques et des hommes recommandables par leurs dignités soit ecclésiastiques, soit civiles.

Lors donc que, l'année dernière, Notre Saint-Père le Pape Léon XIII, ayant égard à des circonstances particulières, qui ont motivé sa détermination, eut daigné accorder que la question de la signature de la commission d'introduction de la cause de ladite servante de Dieu fût posée en séance ordinaire de la congrégation des rites, sans la participation et le vote des consulteurs, bien qu'il ne se fût pas écoulé dix ans de puis l'inscription du procès sur les actes de ladite congrégation et que les écrits de la servante de Dieu n'aient pas été examinés, Son Eminence le cardinal Raphaël Monaco La Valetta, rapporteur de cette cause, sur les instances du révérend chanoine François- Xavier Bacchi, postulateur de cette cause, a proposé, en séance ordinaire de la congrégation des rites assemblée aujourd'hui au Vatican, la discussion de la question suivante :

« La commission d'introduction de la cause pour le cas et à l'effet dont il s'a git, doit-elle être signée ? »

Les éminents et révérends pères proposés à la garde des rites sacrés, ayant en tendu, toute affaire cessante, le R. P. Laurent Salvati, promoteur de la foi, qui a donné son avis de vive voix et par écrit, ont été d'avis de répondre affirmativement, c'est-à-dire que la commission pouvait être signée, s'il plaisait à Sa Sainteté, le 5 juillet 1879.

Le secrétaire soussigné, ayant exposé toutes les choses à Notre Saint-Père le Pape Léon XIII, Sa Sainteté, ayant ratifié le vote de la congrégation des rites, a daigné signer de sa propre main la commission d'introduction de la cause de la vénérable servante de Dieu Madeleine-Sophie Barat, le 18 des mêmes mois et année.

D. cardinal Bartolini, préfet.

Placide Bulli , secrétaire.

Décret urbis et orbis de notre saint Père le Pape Léon XIII, élevant les fêtes de saint Joachim et de sainte Anne au rit double de seconde classe, 1er août 1879

Le livre de l'Ecclésiastique nous apprend qu'il faut louer ceux que la prospérité a rendus célèbres. Un culte particulier d'honneur est dû conséquemment à saint Joachim et à sainte Anne qui, ayant engendré l'immaculée Vierge mère de Dieu, ont par cela même acquis des titres à la plus grande gloire. C'est le fruit de vos entrailles, comme dit saint Jean Damascène en s'adressant à eux, qui vous a fait connaître. En élevant la nature humaine à l'honneur d'une vie sainte et pieuse, vous avez mérité de mettre au monde une fille supérieure aux anges, et aujourd'hui reine des anges (Or. I. de Virg. Mariee Nativ.) Et puisque la gloire des enfants est la couronne des parents, il n'y a rien d'étonnant à ce que l'Eglise, dès les premiers temps, ait rendu un culte et un honneur particuliers au saint patriarche Joachim et à sa bienheureuse épouse, sainte Anne. Les pères de l'Eglise les ont en effet comblés de magnifiques éloges, et la vénération des fidèles à leur égard s'est accrue de telle sorte que des temples ont été construits et de pieuses confréries érigées en leur honneur. Bien plus, les princes chrétiens ont plus d'une fois instamment supplié les Pontifes romains d'ordonner qu'un culte plus solennel fût rendu aux saints parents de la mère de Dieu. Se prêtant volontiers à de si pieux désir, persuadés que, grâce surtout à l'entremise de leur fille, reine du ciel, le patronage de ces saints devait être très puissant auprès de Dieu, les Pontifes romains ont non seulement confirmé de leur autorité le culte qui leur est rendu par les fidèles, mais ils l'ont encore enrichi de rares privilèges.

En ces tristes temps, où le peuple chrétien a eu un plus pressant besoin du secours et de la consolation du ciel, on a vu, par un dessein de la divine miséricorde, de plus magnifiques honneurs rendus à la bienheureuse Vierge Marie et son culte prendre de nouveaux accroissements. Dès lors, la splendeur de cette nouvelle gloire, qui a brillé dans leur heureuse fille, ne devait-elle pas rejaillir sur ses bienheureux parents ? C'est pourquoi, dans plusieurs diocèses, avec l'agrément du Saint-Siège, les fêtes de ces saints ont été célébrées avec une pompe et des rites plus solennels, dans le but principal d'obtenir, au sein des familles la concorde et la paix ; et souvent plusieurs évêques ont sollicité du Siège apostolique que l'élévation du rite de ces fêtes soit étendue au monde tout entier.

Considérant toutes ces choses, et voulant aussi donner un témoignage éclatant de sa piété envers saint Joachim, dont il se glorifie de porter le nom (nom qui signifie : Préparation du Seigneur), N. T. S. P. le Pape Léon XIII, convaincu que l’Eglise trouvera dans l'accroissement du culte de ce saint patriarche une protection puissante, et voulant d'ailleurs associer dans un même honneur sainte Anne et saint Joachim, a ordonné de son propre mouvement, par le présent décret de la Sacré Congrégation des Rites, que la fête de saint Joachim tombant le dimanche dans l'octave de l'Assomption de la Mère de Dieu, et la fête de sainte Anne, fixée au 26 juillet, seraient élevées du rit double majeur au rit double de seconde classe et désormais inscrites sous ce rit dans le calendrier de l'Eglise universelle.

Ce 1er jour d'août 1879.

D. Card. Bartolini, Préfet de la Sacré Congrégation des Rites.

Décret urbis et orbis élevant la fête de l'Immaculée-Conception au rit double de première classe pour l'Elgise universelle, 30 novembre 1879

L'Eglise catholique, instruite par les oracles des saintes Ecritures et par la tradition apostolique, avait toujours souhaité, avec l'adhésion perpétuelle et unanime des évêques et des fidèles, que la victoire remportée en sa conception par la Vierge, Mère de Dieu, sur le redoutable ennemi du genre humain, fût déclarée par la Chaire de Pierre dogme de foi ; ce vœu fut accompli par le souverain Pontife Pie IX, de sainte mémoire, le six des Ides de décembre de l'année mil-huit-cent-cinquante-quatre. En effet, en présence d'une vaste assemblée de cardinaux de la Sainte Eglise romaine et d'évêques venus des contrées même lointaines, aux applaudissements du monde entier, il définit solennellement que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie, dès le premier instant de sa conception, a été, par un privilège spécial de Dieu, préservée et exempte de toute tache de la faute originelle, est révélée de Dieu et, par conséquent, doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles. Depuis ce bienheureux jour, la piété et la dévotion des fidèles envers la très sainte Mère de Dieu, principalement sous son titre d'Immaculée, se sont accrues et développées ; des églises ont été bâties, des confréries ont été fondées ; des académies artistiques et scientifiques ont pris de là leur nom.
En présence de ces progrès de la religion, un certain nombre d'évêques ont adressé d'humbles suppliques à Notre très Saint-Père le Pape Léon XIII, sollicitant de lui qu'en cette vingt-cinquième année depuis la définition du dogme, où le souvenir de cette définition est partout honorée avec une pompe plus solennelle, dans le but d'accroître de plus en plus le culte de la Mère de Dieu, toujours vierge, il daignât élever, pour tout le monde catholique, la fête et l'office de l'Immaculée-Conception au rite double de première classe. En suite de quoi Notre très Saint-Père, mu par sa vénération et sa piété envers la Vierge immaculée, ayant l'espoir que, par son intercession auprès du Christ, son Fils et Notre-Seigneur, la paix sera donnée à l'Eglise, l'ordre et la concorde restitués à la société civile, les fidèles rendus plus parfaits et les égarés ramenés dans la voie du salut, a jugé de voir accéder à ces prières.

En conséquence, il a ordonné que, par décret de la Sacrée-Congrégation des Rites, la fête et l'office de l'Immaculée-Conception soient célébrés à l'avenir dans toute l'Eglise sous le rite double de première classe, avec la messe de la vigile, déjà con cédée à certains diocèses : étant observées les rubriques et tout ce qui, d'après l'usage, doit être observé. Sa Sainteté a voulu que soient expédiées à ce sujet des lettres apostoliques en forme de bref. Nonobstant toutes choses contraires.
Le 30 novembre 1879.
Place du sceau.
D. card. Bartolini,
Préfet de la S.-C. des R.
Placide Ralli
Secrétaire de la S.-C. des R.

DECRETUM URBIS ET ORBIS

 
Quod catholica Ecclesia divinis Scripturarum eloquiis, et apostolica traditione edocta, perpetuo ac unanimi opiscoporum et fidelium consensu in votis habuerat, ut Deipara Virginis in sua Conceptione adversus teterrimum humani generis hostem victoria de fide credenda a Petri Sede declararetur, hoc præslitit Summus Pontifex Piu IX sa. me. sexto idus decembris anni millesimi octingentesimi quinquagesimi quarti. Siquidem, ingenti adstante cœtu sanctæ romanæ Ecclesiæ Patrum cardinalium, et sacrorum Antistitum ex dissitis etiam regionibus, universoque plaudente orbe, solemniter definivit : doctrinam, quæ tenet Beatissimam Virginem Mariam in primo instanti suæ Conceptionis fuisse, singulari Dei privilegio, ab omni originalis culpæ labe præservatam immunem, esse a Deo revelalam, ac proinde ab omnibus fidelibus firmiter constanterque credendam. A qua auspicatissima die fidelium pietas ac devotio erga Sanctissimam Dei Matrem potissimum sub hoc singulari titulo excrevit, et latius propagata est : plures erectæ ecclesiæ ; pia instituta Sodalitia ; bonarum artium, atque scientiarum academiæ nuncupatæ.

Quibus religionis incrementis plures permoti sacrorum Antistites humillimas Sanc- tissimo Domino Nostro Leoni Papæ XIII exhibuere preces ut hoc recurrente quinto supra vicesimum anno ab ejus dogmatis definitione, cujus solemniori undique pompa memoria recolitur, ad augendum magis magisque cultum erga Deiparam semper Virginem, festum ac Officium Immaculati illius Conceptus pro universo Orbe ad ritum duplicis primæ classis elevare dignaretur. Quapropter Sanctissimus Dominus Noster, pro sua erga eamdem Virginem Immaculatam veneratione ac pietatis affectu, spem fovens futurum ut, Ipsa apud Christum Filium suum et Dominum Nostrum interveniente, pax detur Ecclesiæ, Civili Societati ordo et concordia redeant, fideles virtutum incrementa suscipiant, devii in viam salutis revertantur, his precibus indulgendum esse censuit.

Idcirco mandavit ut per Decretum Sacrorum Rituum Congregationis hujusmodi festum ac Officium Immaculatæ Conceptionis in posterum sub ritu duplici primse classis una cum Missa Vigiliæ, jam nonnullis Diœcesibus concessa, in universa Ecclesia celebretur : servatis Rubricis, aliisque de more servandis. Voluit autem Sanctitas Sua ut super his expediantur Litteræ Apostolicæ in forma Brevis. Contrariis non obslantibus quibuscumque. Die 30 Novembris 1879.
 
L. † S.
 
D. Cardinales Bartolinius, 

S. R. C. Prefectus, 

Placidus Ralli S. R. C. Secretarius,